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Qui commande pendant une inondation : maire, préfet, COD, ORSEC et plan communal

Un communiqué de crise parle de COD, d'ORSEC, de PCS. Derrière ces sigles, une chaîne de commandement simple : le maire dirige les secours sur sa commune, le préfet prend la main quand la crise dépasse ses limites, et chacun s'appuie sur un plan préparé à l'avance.

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Mis à jour le 25 septembre 2026Vérifié le 25 septembre 2026713 motsCatégorie : Les moyens de secours déployés pendant une inondation

Sommaire
  1. Le maire d'abord, le préfet ensuite
  2. Le plan communal de sauvegarde
  3. Le plan ORSEC et le centre opérationnel départemental
  4. Ce que cela coûte
  5. Et l'alerte ?
  6. Questions fréquentes

Pendant une inondation, personne n'improvise l'organisation. Le code de la sécurité intérieure fixe qui commande, avec quel plan, et depuis quel endroit. Comprendre cette chaîne aide à lire un communiqué et, surtout, à savoir de qui vient une consigne d'évacuation.

Le maire d'abord, le préfet ensuite

La direction des opérations de secours appartient au maire tant que la crise reste dans les limites de sa commune. Le préfet la prend quand la situation dépasse la commune, notamment lorsqu'il met en œuvre le plan ORSEC ; il décide alors de prendre la direction des opérations et en informe les maires concernés[1]. Le commandant des opérations de secours, un officier de sapeurs-pompiers, conduit l'action sur le terrain sous cette autorité. Une consigne d'évacuation émane donc du maire ou du préfet, jamais d'un simple voisin bien informé.

Le plan communal de sauvegarde

Le plan communal de sauvegarde est obligatoire notamment pour les communes dotées d'un plan de prévention des risques naturels prescrit ou approuvé et pour celles situées dans un territoire à risque important d'inondation, parmi d'autres cas que la loi énumère[5]. Le code en fixe le contenu : l'identification des enjeux et le recensement des personnes vulnérables, l'organisation de l'alerte et de l'information, l'inventaire des moyens propres de la commune, dont l'hébergement et le ravitaillement, et l'organisation du poste de commandement communal. Le plan fait l'objet d'un arrêté du maire, doit être testé par des exercices et révisé dans un délai qui ne peut excéder cinq ans[2]. C'est ce plan qui dit quelle salle des fêtes ouvrira, qui ira frapper chez les personnes âgées, et comment la mairie tiendra la liste des habitants évacués.

Le plan ORSEC et le centre opérationnel départemental

Le plan ORSEC départemental est arrêté par le préfet. Ses dispositions générales organisent la veille, la mobilisation, la coordination et le commandement, ainsi que les procédures d'alerte des collectivités et des populations ; ses dispositions spécifiques, dont celles consacrées aux inondations, fixent les effets à obtenir et les moyens adaptés à chaque risque[1]. La chaîne de commandement comporte une structure fixe, le centre opérationnel départemental, installé à la préfecture, et, si besoin, un ou plusieurs postes de commandement opérationnels sur le terrain[1].

Dans le COD, les services se parlent au même moment : sapeurs-pompiers, gendarmerie et police, agence régionale de santé, direction des territoires, gestionnaires d'électricité, d'eau et de routes, associations agréées. Quand la crise dure, la zone de défense et de sécurité, échelon supérieur, organise les renforts venus d'autres départements et, le cas échéant, la demande de concours aux armées ou au mécanisme européen de protection civile.

Ce que cela coûte

Le rapport sénatorial sur les crues du Nord et du Pas-de-Calais évalue le coût des secours à 4,1 millions d'euros pour les deux départements, dont 1,8 million pour le seul service d'incendie du Pas-de-Calais[3]. Ce chiffre ne comprend ni les dommages ni la reconstruction : il mesure l'effort de la chaîne de secours elle-même.

Et l'alerte ?

Le commandement ne sert à rien si la population n'est pas prévenue. L'alerte sur les téléphones, les sirènes et les messages des médias complètent ce dispositif[4] ; la fiche FR-Alert et sirènes explique comment elle vous parvient. Pour ce qui vous concerne directement quand l'ordre tombe, lisez évacuer correctement.

Questions fréquentes

Qui décide d'une évacuation ?

Le directeur des opérations de secours : le maire tant que la crise reste dans sa commune, le préfet quand il prend la direction des opérations, notamment en déclenchant le plan ORSEC. Les sapeurs-pompiers et les forces de l'ordre exécutent la décision et tiennent les barrages.

Toutes les communes ont-elles un plan communal de sauvegarde ?

Non. Il est obligatoire notamment pour les communes dotées d'un plan de prévention des risques naturels prescrit ou approuvé et pour celles situées dans un territoire à risque important d'inondation ; il est arrêté par le maire et révisé au moins tous les cinq ans. Il recense les personnes vulnérables, organise l'alerte et prévoit les moyens d'hébergement.

Que se passe-t-il dans un COD ?

Le centre opérationnel départemental est la structure fixe de la chaîne de commandement, à la préfecture. Autour du préfet ou de son représentant s'y retrouvent pompiers, gendarmerie, police, agences de l'État, gestionnaires de réseaux et associations, pour partager la situation et décider. Sur le terrain, un ou plusieurs postes de commandement opérationnels relaient ses décisions.

18 · 112

En cas d'urgence, appelez le 18 ou le 112 (114 par SMS pour les personnes sourdes ou malentendantes). Cette page informe ; elle ne remplace aucune consigne officielle : vigilance.meteofrance.fr, vigicrues.gouv.fr, votre préfecture et votre mairie.

À lire ensuite

Sources et dernière vérification

Dernière vérification des faits de cette page : 25 septembre 2026. Publication : 24 septembre 2026. Mise à jour : 25 septembre 2026.

  1. Légifrance, code de la sécurité intérieure, plan Orsec départemental (articles R741-7 à R741-10) (consulté le 24 septembre 2026) : le préfet arrête le plan, dispositions générales et spécifiques, centre opérationnel départemental et postes de commandement opérationnels, direction des opérations de secours
  2. Légifrance, code de la sécurité intérieure, plan communal ou intercommunal de sauvegarde (articles R731-1 à D731-13) (consulté le 24 septembre 2026) : communes tenues d'établir le plan, contenu, arrêté du maire, exercices, révision dans un délai maximal de cinq ans
  3. Sénat, rapport d'information sur l'adaptation des territoires face aux inondations (consulté le 24 septembre 2026) : coût des secours de 4,1 millions d'euros pour le Nord et le Pas-de-Calais, colonnes de renfort
  4. FR-Alert, foire aux questions (consulté le 24 septembre 2026) : l'alerte des populations complète le dispositif de commandement
  5. Légifrance, code de la sécurité intérieure, article L731-3 (consulté le 25 septembre 2026) : plan communal de sauvegarde obligatoire pour les communes dotées d'un plan de prévention des risques naturels ou miniers prescrit ou approuvé, comprises dans un plan particulier d'intervention, situées dans un territoire à risque important d'inondation, exposées au risque volcanique, cyclonique ou sismique, ou comportant des forêts exposées

Ce que nous ne savons pas avec certitude

  • Le nombre de communes disposant effectivement d'un plan communal de sauvegarde à jour n'est pas publié de façon centralisée et vérifiable : nous ne le chiffrons pas.

Qui écrit cette page, et comment

Éditeur
E.repare, à Gujan-Mestras (Gironde), qui édite la carte des inondations et la carte des feux de forêt. Voir qui sommes-nous et la méthodologie de la carte.
Méthode
Chaque chiffre est relié à une source citée en bas de page, avec sa date de consultation. Quand une donnée n'est pas publique ou contradictoire, nous le disons plutôt que de trancher, et nous écrivons sans chiffre.
Limites
Ces pages informent les habitants ; elles ne décrivent pas une procédure et ne se substituent à aucune consigne des secours, des préfectures ou des mairies. Elles ne donnent aucun conseil médical. Une erreur ? Écrivez-nous.