À quoi servent les pages départements
Chacune des 101 pages « Inondations » réunit, pour un département, ce que les fichiers publics de l'État disent de son exposition aux crues : les épisodes reconnus en catastrophe naturelle depuis 1982, leur saison, les communes le plus souvent touchées, les plans de prévention, les stations de Vigicrues et les crues historiques affichées sur leurs fiches. Elles sont calculées, pas rédigées à la main : chaque chiffre vient d'un fichier daté, cité en bas de page, et une donnée absente fait disparaître sa section plutôt que d'être remplacée par un texte générique. Le profil géographique placé sous le titre (rivières, relief, bassin) est le seul texte écrit pour chaque département.
Les fichiers lus et leur date
| Fichier | Producteur | Ce qui en est tiré | Date |
|---|---|---|---|
| GASPAR, catastrophes naturelles | Géorisques (ministère de la Transition écologique), Licence Ouverte | Arrêtés, reconnaissances communales, épisodes, mois et décennies, communes | fichier du 5 octobre 2026, arrêtés publiés jusqu'au 23 janvier 2026 |
| GASPAR, plans de prévention des risques naturels | Géorisques | Plans « inondation » en vigueur et prescrits, communes couvertes, aléas | fichier du 5 octobre 2026 |
| GASPAR, atlas des zones inondables, DDRM, DICRIM | Géorisques, préfectures, communes | Communes cartographiées, risques cités par le dossier départemental, documents communaux | fichier du 5 octobre 2026 |
| Vigicrues, stations | Réseau Vigicrues (SCHAPI et services de prévision des crues) | Stations par département et par cours d'eau, crues historiques de chaque fiche | liste du 6 octobre 2026, fiches lues jusqu'au 6 octobre 2026 |
| Hub'Eau, référentiel hydrométrique | Office français de la biodiversité, BRGM | Département d'une station quand sa fiche Vigicrues ne le dit pas | lu avec les fiches |
| Vigilance Météo-France | Météo-France, flux Meteoalarm | Relevé en direct ; journal des jours de vigilance tenu par la carte | journal depuis le 24 septembre 2026 |
| Communes et contours | Etalab, INSEE | Noms actuels, population, nombre de communes, voisins | référentiel de la carte |
Les fichiers sont téléchargés par un script de construction (scripts/donnees-departements.mjs), gardés avec leur date, puis résumés département par département ; les pages sont régénérées quand ce résumé change, et leur date de mise à jour ne bouge qu'à ce moment-là.
Arrêtés de catastrophe naturelle : ce qui est compté
Seuls les risques « inondations et coulées de boue » et « inondations par remontée de nappe » sont retenus ; les « chocs mécaniques liés à l'action des vagues », qui traduisent une submersion marine, sont comptés à part. Une reconnaissance communale est un couple arrêté et commune : un arrêté qui reconnaît 40 communes compte pour 40 reconnaissances. Un épisode regroupe les reconnaissances d'un département dont l'événement commence le même jour, ou le lendemain du précédent, sur trois jours au plus, parce qu'un même orage est souvent daté du 14 dans une commune et du 15 dans la voisine. Sa période va du premier jour de début au dernier jour de fin déclaré dans les arrêtés.
Les mois et les décennies sont ceux du début de chaque épisode. Le classement des communes compte le nombre d'épisodes distincts reconnus pour chacune. La part de communes reconnues au moins une fois se rapporte aux communes actuelles du référentiel : une commune fusionnée depuis garde ses anciennes reconnaissances sous son ancien code et n'entre pas dans ce pourcentage.
Plans de prévention, atlas, DDRM et DICRIM
Un plan de prévention des risques naturels est retenu quand il porte sur le risque inondation, quel que soit son modèle (inondation, multirisque, littoral). Il est en vigueur quand GASPAR le dit opposable (approuvé, ou appliqué par anticipation) ; il est prescrit quand l'État a lancé son élaboration sans l'avoir encore approuvé. Une commune n'est comptée qu'une fois, même couverte par plusieurs plans. Les aléas (crue lente, crue torrentielle, ruissellement, remontée de nappe, submersion marine, lave torrentielle) sont ceux inscrits par procédure et par commune.
L'atlas des zones inondables cartographie les plus hautes eaux connues sans valeur réglementaire. Le dossier départemental des risques majeurs, rédigé par la préfecture, liste les risques de chaque commune ; le DICRIM est le document d'information que la commune doit publier quand elle y figure. Ces trois documents ne sont comptés que s'ils sont enregistrés dans GASPAR, qui peut en ignorer certains.
Stations Vigicrues et crues historiques
La liste des stations vient du service de données de Vigicrues ; chaque station est rattachée au département de sa commune, lue sur sa fiche, ou à défaut à celui du référentiel Hub'Eau. Les crues historiques sont celles que Vigicrues affiche sur la fiche de la station, avec leur libellé d'origine (« Crue du 28/01/1910 », « Marée du 27/12/1999 »), leur hauteur et, quand il est publié, leur débit. La page retient la plus haute de chaque fiche. Une station sans crue historique n'est pas une station sans crue : sa fiche n'en affiche simplement aucune.
Le relevé en direct
En haut de chaque page, le bloc « Situation en direct » est recalculé à chaque visite, au plus une fois par minute, à partir des dernières valeurs lues par le serveur : tronçons Vigicrues en jaune, orange ou rouge dont un point tombe dans le contour du département, vigilance Météo-France liée à l'eau du département, stations dont la hausse est confirmée selon cette règle : une station est « en hausse confirmée » quand sa hauteur a gagné au moins 30 cm en 3 heures et dépasse d'au moins 20 cm son plus haut niveau des 24 heures précédentes, sur une mesure de moins de 2 heures ; une montée de marée n'est jamais comptée, sauf pendant une crue d'estuaire : tronçon Vigicrues de la station en vigilance orange ou rouge et niveau au-dessus du maximum des 15 derniers jours. Les sources sont relues toutes les dix à quinze minutes. Une source en erreur est nommée avec l'heure de sa dernière lecture réussie ; trop ancienne, elle interdit d'écrire « rien à signaler ». Les couches de la carte elle-même sont décrites dans la méthodologie de la carte.
Les fiches de crue
Une fiche s'ouvre dans un département quand un tronçon Vigicrues passe en jaune ou plus, qu'une station entre en montée rapide, qu'une vigilance crues ou pluie-inondation orange ou rouge est en cours, qu'une route nationale est coupée pour inondation ou qu'un signalement d'habitant est confirmé. Elle agrège ensuite les niveaux datés, les pics des stations, les communes, les routes, les secours observés, la presse et, des mois plus tard, l'arrêté CatNat ; elle se clôt 48 heures après le dernier signal. Son récit est écrit par le programme à partir de ces seules données.
Une fiche n'est proposée aux moteurs de recherche que si elle porte assez de faits mesurés : au moins deux stations avec un pic mesuré, ou au moins deux communes touchées, ou un niveau orange ou rouge accompagné d'une station ou d'une commune. En dessous, une alerte jaune sans mesure par exemple, la fiche reste en ligne pour les habitants mais porte la mention « noindex » et sort du plan du site : elle dirait trop peu de choses qui lui soient propres.
Catastrophe naturelle et assurance
L'état de catastrophe naturelle est reconnu par un arrêté interministériel publié au Journal officiel, commune par commune et pour une période donnée. C'est cette publication qui ouvre l'indemnisation au titre de la garantie « catastrophes naturelles » des contrats d'assurance de biens, et le délai pour déclarer le sinistre à son assureur court à partir d'elle, pas à partir de la crue. Les délais, la franchise et les pièces à fournir sont détaillés, sources à l'appui, dans la fiche Assurance et catastrophe naturelle.
Alertes par commune
Depuis la carte, chacun peut suivre une ou plusieurs communes et recevoir une notification gratuite, sans compte ni adresse électronique : vigilance orange ou rouge du département, tronçon Vigicrues en vigilance, station proche en hausse. Ces alertes complètent FR-Alert, les sirènes et les consignes de la mairie, qui restent les canaux officiels.
Limites connues
- GASPAR suit le Journal officiel avec plusieurs mois de retard ; les arrêtés les plus récents n'y figurent pas encore.
- Les libellés de communes du fichier CatNat sont parfois mal encodés : les noms affichés sont ceux du référentiel actuel quand le code INSEE existe encore, le libellé réparé du fichier sinon.
- Les départements d'outre-mer n'ont ni contour ni suivi en direct sur la carte ; leurs pages ne portent que les données GASPAR et Vigicrues disponibles.
- Le journal des vigilances commence à la mise en service de la carte, le 24 septembre 2026, et ne remonte pas avant.
- Les communes « touchées » d'une fiche de crue sont celles où une station en crue, une route coupée ou un signalement confirmé a été observé : cela ne dit rien des dégâts.
Questions fréquentes
Pourquoi le nombre d'épisodes diffère-t-il du nombre d'arrêtés ?
Un arrêté interministériel peut reconnaître plusieurs événements, dans plusieurs départements, et un même événement peut être reconnu par plusieurs arrêtés successifs, quand des communes ont déposé leur demande plus tard. Les pages comptent donc les arrêtés distincts, les couples arrêté et commune (reconnaissances communales) et les épisodes, c'est-à-dire les événements regroupés par leur date de début.
Pourquoi un épisode récent n'apparaît-il pas encore ?
La base GASPAR est publiée avec retard sur le Journal officiel : le fichier du 5 octobre 2026 s'arrête aux arrêtés publiés le 23 janvier 2026. Un épisode de l'automne n'y entre souvent qu'au printemps suivant, une fois l'arrêté pris et publié. Les fiches de crue de la carte, elles, sont ouvertes le jour même.
Les hauteurs des crues historiques sont-elles comparables entre stations ?
Non. Vigicrues donne chaque hauteur à l'échelle propre de la station, dont le zéro est fixé localement : 5 mètres à une station et 3 mètres à une autre ne disent pas laquelle a connu la crue la plus forte. Seule la comparaison des crues d'une même station a un sens.
Une commune sans plan de prévention est-elle à l'abri ?
Non. Un plan de prévention n'existe que là où l'État en a prescrit un ; ruissellement, remontée de nappe et petites rivières non étudiées peuvent inonder ailleurs. Le dossier départemental des risques majeurs et les arrêtés CatNat de la commune donnent une autre lecture du risque.